Sur la ligne du Méridien de Paris

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J’essaie le plus possible d’inclure dans mes promenades les photos du Paris ancien prises il y a plus de cent ans par Atget et les mettre en perspective avec le Paris d’aujourd’hui. Pour cette nouvelle série de promenades, je me suis amusée à ajouter au fil rouge d’Atget, celui plus invisible du Méridien de Paris. L’exercice est grandement facilité par les médaillons de bronze que l’artiste néerlandais Jan Dibbetts a jalonnés entre le nord et le sud de Paris, en hommage à l’astronome Arago. Si beaucoup ont disparu depuis 1994, ils ont été néanmoins précisément localisés ...

Nous allons ainsi traverser Paris, de médaillon en médaillon depuis le périphérique Sud jusqu’au périphérique Nord, sur plusieurs parcours: 

  • Le premier part de la Cité Universitaire et traverse le parc Montsouris.
  • Le second débute par l’Observatoire de Paris qui fut bâti symétriquement sur cet axe imaginaire, longtemps référence pour les marins français, plus précisément de 1667 à 1911, date à laquelle il fut remplacé par le méridien de Greenwich.  Arago, alors élève à l’Ecole Polytechnique, fut chargé en 1806 de prolonger le méridien, alors établi pour la France entre Dunkerque et Perpignan, jusqu’aux Iles Baléares. Il se termine par l’église Saint-Sulpice dont le gnomon obtint une célébrité internationale grâce à l’imagination romanesque de Dan Brown, intrigué par cet outil astronomique.
  •  Le troisième tangente la pyramide du Louvre, elle aussi objet de théories occultes.
  •  Le quatrième se poursuit vers le Palais Royal, où un horloger inventa en 1785 un petit canon aligné sur le méridien lui permettant ainsi de régler ses pendules  à midi pétantes.
  •  Le dernier passe  par Montmartre où la mire du Nord du Moulin de la Galette fait écho à la mire du Sud du parc de Montsouris.