Paris Médiéval - Rive droite

Nous venons de finir le petit tour de l'île de la Cité. Nous avons rejoint l'Ile de la Cité par le pont Saint-Louis, puis nous nous sommes engagés quai de Bourbon pour emprunter le pont Louis-Philippe. Nous nous enfonçons maintenant dans de vieilles rues du Marais.

Sur les pas d’Atget, nous nous arrêterons en particulier : 

*        Rue du Grenier-sur-l’Eau
*        13, rue François-Miron
*        L’Hôtel de Sens
*        Rue des Jardins-Saint-Paul
*        Rue du Prévôt
*        Le cloître des Billettes - 22-24, rue des Archives
*        L’Hôtel de Clisson - 58, rue des Archives
*        3, Rue Volta
*        51, Rue de Montmorency - Maison de Nicolas Flamel
*        Le prieuré de Saint-Martin-des-Champs

Rue du Grenier-sur- l’Eau
1899 Atget
(Carnavalet)

Rue du Grenier-sur-l'Eau

A l’angle de la rue des Barres et de la rue du Grenier-sur-l’Eau, la vue de cette maison à colombages et pignon, probablement du XVIIème siècle nous transporte dans un  Paris moyenâgeux, dont l’aspect est renforcé par le caniveau central au milieu des pavés.
Du temps d’Atget, la rue était plus étroite et l’encorbellement de la vieille maison touchait presque l’immeuble  d’en face, abattu en 1943.

En 2000, la partie orientale de la rue (entre la rue du Pont-Louis-Philippe et la rue Geoffroy-l’Asnier), a été rebaptisée allée des-Justes-de-France, en hommage aux hommes et femmes qui, au péril de leur vie, sauvèrent des Juifs durant la guerre de 1939-1945. On peut lire leurs noms inscrits  en 2006 sur le mur d’enceinte du Mémorial de la Shoah situé tout près au 17, rue Geoffroy-l’Asnier.

13, rue François-Miron
1901 Atget
(Carnavalet)

13, rue François-Miron

« Car c’est une des différences radicales des villes d’alors et des villes d’à présent, qu’aujourd’hui ce sont les façades qui regardent les places et les rues, et qu’alors c’étaient les pignons. »
Notre-Dame de Paris - Victor Hugo

En 1667, pour des raisons de sécurité, les pignons furent en effet prohibés et c’est à partir de cette date que l’axe des toitures fut placé parallèlement à la rue. Ces deux maisons à pignon dont la datation est incertaine (entre XIVème et XVIème siècle) sont dites à bois long car les poutres d’angle du colombage sont d’un seul tenant. Leur restauration minutieuse en 1967 a fait disparaître l’enduit qui, selon un édit de 1607, devait recouvrir les pans de bois intérieurs et extérieurs afin de limiter la propagation des incendies. Deux pastiches de boutiques de style médiéval signalées par les enseignes du Faucheur et du Mouton ont été reconstituées d’après des documents anciens.